Étude de cas : GreenField
Création d'un chemin de caméra virtuel à partir d'une scène en prises de vues réelles capturée sur un terrain extérieur.
Rendu final du suivi

Objectif du projet et conditions de prise de vue
L'objectif principal de ce projet était d'établir un chemin de caméra virtuel très précis à partir d'une prise de vue extérieure en prises de vues réelles. La séquence offrait une perspective grand angle d'un champ vert ouvert, sans télémétrie de caméra sur le plateau, ni métadonnées de focale, ni repères de suivi pré-mesurés.
Le suivi de champs naturels ouverts présente les défis classiques du matchmove en raison des motifs répétitifs des brins d'herbe et de l'absence de points d'angle architecturaux distincts. Le solveur devait calculer les paramètres du mouvement de caméra tout en filtrant dynamiquement le bruit du feuillage agité par le vent.
Flux de travail adopté
- Préparation des images : Filtrage de contraste passe-haut sur le plan pour renforcer les micro-textures de l'environnement herbeux.
- Suivi de points caractéristiques : Répartition de trackers 2D semi-supervisés sur des nœuds de sol stables tout en évitant les brins d'herbe en mouvement.
- Résolution du chemin : Exécution d'une résolution de coordonnées principale pour établir l'orientation de la caméra et transposer le chemin de caméra virtuel dans l'espace 3D.
- Validation visuelle : Placement d'objets de référence sur le plan de sol résolu pour vérifier la stabilité de l'alignement et éliminer la dérive.
Défis du solveur et solutions
Manque de repères structurels : Les champs ouverts n'offrent aucune ligne géométrique nette. Ce problème a été résolu en ciblant des éléments rocheux spécifiques, des bases d'arbres et des parcelles de terre distinctes afin de construire un agencement solide de coordonnées spatiales.
Occlusion par le vent : L'herbe en mouvement peut facilement perturber les points de suivi automatisés. Un masquage précis a été appliqué pour isoler les nœuds de base et ignorer les vecteurs d'oscillation, garantissant que le solveur de matchmove ne calculait que le mouvement physique de la caméra.
